Soleil Royal, Coquillage, Médaillon Florentin : ce que la rentrée ajoute à la collection Holdon
Une collection d’ornement ne s’arrête jamais vraiment de s’écrire. C’est ainsi que les grandes maisons européennes ont construit leur répertoire décoratif au fil des siècles : par petites touches, un motif ajouté ici, une forme reprise là, plutôt qu’en un seul geste définitif. Chaque ajout doit trouver sa place dans ce qui existe déjà, sous peine de rester une curiosité isolée.
La collection Classica Europa avance de la même façon. Cette rentrée, elle accueille deux motifs et une silhouette : Soleil Royal, l’emblème du Roi-Soleil ; Coquillage, la coquille qui traverse cinq siècles d’ornement ; et le Médaillon Florentin, un bouton ovale au profil de camée. Dans la foulée, plusieurs combinaisons qui manquaient encore à la gamme existante ont, elles aussi, été complétées.
Soleil Royal, le soleil du Grand Siècle
Quand Louis XIV choisit le soleil pour emblème, il ne choisit pas un astre mais un visage : celui d’Apollon, serein au centre d’une gloire de rayons qui alternent, les uns droits comme des lames, les autres ondoyants comme des flammes. Le motif s’est posé sur les grilles dorées de Versailles, les frontons, les boiseries, jusqu’à la poupe sculptée des vaisseaux du roi. Trois siècles plus tard, il reste la signature la plus immédiate du grand décor à la française : un ordre qui rayonne depuis son centre.
Sur une poignée, cette logique solaire tient : le visage occupe le centre exact de la composition, les rayons courent vers le cadre, et leur relief alterné accroche la lumière à toute heure. Le motif se pose déjà sur le Rond Classica et le Carré Palazzo, et rejoint désormais le Médaillon Florentin, où son ovale referme la composition comme un cadre de camée.
Coquillage, l’ornement que la mer a dessiné
La coquille Saint-Jacques est entrée dans le décor avant même les ornemanistes : un éventail de côtes rayonnantes, une charnière, une symétrie parfaite, tout y était déjà. Les pèlerins de Compostelle la portaient en emblème, la Renaissance en a couronné ses niches, et le XVIIIe siècle en a fait la matrice de la rocaille, au point de baptiser un style entier. Sur une façade de meuble, elle travaille comme un ornement d’architecture : la charnière ancre la composition, les côtes se déploient, et leur creux profond fait courir la lumière d’un bord à l’autre.
Comme Soleil Royal, Coquillage se pose sur le Rond Classica, le Carré Palazzo et le Médaillon Florentin. Une précision utile si vous visez une salle de bain ou une cuisine : les finitions métal (cuivre, bronze, laiton, aluminium satiné) tiennent l’humidité et les chocs, la résine biosourcée reste réservée aux pièces décoratives, plus sèches.
Le Médaillon Florentin, un médaillon à l’échelle du meuble
Le médaillon est la forme de ce qui se montre : un champ bombé, un contour qui borde et qui présente. C’est Florence qui en a fixé le principe, avec le tondo du Quattrocento, ces reliefs ronds qu’Andrea della Robbia a émaillés entre les arcs de la loggia des Innocents, la même loggia dont la Colonne Florentine tient ses fûts. Puis les siècles ont étiré le cercle en ovale : camées, miniatures de portrait, médaillons de boiserie. Le Médaillon Florentin hérite de cette lignée, cerné d’un filet qui dessine son cadre.
C’est un bouton à un seul point de fixation, qui se pose en un geste sur un tiroir, une porte ou un petit meuble. Son ovale offre une liberté que le rond n’a pas : posé debout, il élance la façade ; couché, il l’apaise. Nu, dans sa version Essentiel, son champ bombé laisse la matière et la lumière composer seules. Orné, il devient l’écrin exact du motif qu’il porte.
Une gamme qui se referme dans la foulée
Un nouveau bouton qui devrait attendre un an pour porter tout le répertoire, ce n’est jamais satisfaisant. Le Médaillon Florentin est donc arrivé avec l’essentiel du vocabulaire déjà en place : Rosace, Lion Endormi, Lion Rugissant et Rinceaux le portent au même titre que les deux nouveaux venus. Voir Le lion, deux humeurs pour la différence entre les deux figures léonines.
Quelques trous plus anciens ont aussi été comblés au passage, ailleurs dans la collection : le Barre Palazzo porte désormais Lion Endormi, et la Colonne Florentine accueille Rosace, Lion Rugissant et Lion Endormi. Une silhouette qui porte plusieurs motifs raconte rarement la même chose deux fois : c’est le sujet d’Une silhouette, plusieurs récits.
Côté matières, ces nouveautés reprennent toute la palette Holdon : cuivre et bronze pour la chaleur patinée, laiton pour l’éclat plus froid, aluminium satiné pour un rendu plus contemporain, et une large gamme de résine biosourcée pour les pièces décoratives. Envie d’un bleu profond sans le tarif du métal ? La résine biosourcée fait le travail dans une chambre ou un dressing, à condition de rester loin de la cuisine et de la salle de bain.
Questions fréquentes
Le Médaillon Florentin a-t-il un ou deux points de fixation ?
Un seul : c’est un bouton monopoint, pensé pour les tiroirs, les portes et les petits meubles, pas une poignée à entraxe.
Sur quelles poignées retrouve-t-on Soleil Royal et Coquillage ?
Sur le Rond Classica et le Carré Palazzo, et désormais sur le Médaillon Florentin.
Coquillage convient-il à une salle de bain ?
Oui, en finition métal (cuivre, bronze, laiton, aluminium satiné). La résine biosourcée, plus délicate, reste réservée aux pièces sèches.
Quelles tailles existent pour le Médaillon Florentin ?
Du XS au L, d’environ 2,4 à 3,75 cm de large selon la taille et le motif choisi.
Le Médaillon Florentin existe-t-il dans tous les motifs de la collection ?
Dans l’essentiel du répertoire dès son lancement (Essentiel, Rosace, Lion Endormi, Lion Rugissant, Rinceaux, Soleil Royal, Coquillage), avec le même choix de finitions que les autres silhouettes de Classica Europa.
Chez Holdon Paris, une collection ne s’agrandit jamais pour s’agrandir : chaque motif retrouve la silhouette où il a sa place, et chaque silhouette hérite peu à peu du répertoire complet.



















