HOLDON PARIS

Atelier de création | Hardware & accessoires décoratifs

Pourquoi nous faisons des poignées

Un marché ignoré, une liberté créative immense, un impact déco maximal. Découvrez pourquoi Holdon Paris a choisi de réinventer la poignée de meuble.

Un marché endormi qui n’attendait que ça

Il y a des objets qu’on touche tous les jours sans jamais les regarder. La poignée de meuble en fait partie. On l’attrape, on tire, on ouvre, on ferme. Dix fois, vingt fois par jour. Et pourtant, quand avez-vous choisi la dernière avec intention ?

Le marché de la poignée décorative est un territoire étrange. D’un côté, l’offre industrielle : des milliers de références anonymes, produites à l’identique, vendues par lots dans les grandes surfaces du bricolage. De l’autre, le luxe patrimonial : bronziers d’art, fonderies historiques, pièces magnifiques mais inaccessibles, réservées aux projets d’exception et aux budgets qui vont avec.

Entre les deux, presque rien.

C’est précisément ce vide qui nous a interpellés. Un objet omniprésent, fonctionnel, intime — on le touche, on le saisit, on entre en contact physique avec lui — et pourtant abandonné à l’indifférence ou réservé à une élite. Il y avait là quelque chose d’absurde. Et donc une opportunité.

Car la poignée n’est pas un détail. C’est un point de contact. Le premier geste qu’on fait en entrant dans une cuisine, en ouvrant un buffet, en accédant à ses affaires. Elle dit quelque chose de l’espace qu’elle habite. Elle peut être neutre, fonctionnelle, oubliable. Ou elle peut affirmer une personnalité, prolonger une intention décorative, surprendre.

Nous avons choisi la surprise.

La liberté dans la contrainte

"Poignée de meuble décorative en bronze patiné, motif panthère cartier, sur façade de cuisine bleu marine | Holdon Paris"

On pourrait croire que concevoir une poignée est un exercice limité. Quelques centimètres, une fonction simple, des contraintes d’usage évidentes. C’est exactement l’inverse.

La poignée est un espace de création d’une liberté rare, précisément parce que ses contraintes sont claires. Elle doit tenir en main. Elle doit résister à des milliers de manipulations. Elle doit se fixer solidement. Ces exigences ne brident pas la créativité — elles la structurent.

C’est le paradoxe de la contrainte : quand le cadre est défini, l’imagination se libère à l’intérieur. Les joailliers le savent. Les horlogers aussi. Travailler à petite échelle, avec des impératifs techniques précis, oblige à une rigueur qui pousse vers l’essentiel. Chaque courbe compte. Chaque proportion se voit. Il n’y a pas de place pour l’approximation.

Cette échelle permet aussi une audace qu’on ne se permettrait pas sur des objets plus imposants. Une poignée peut être baroque sans envahir une pièce. Elle peut être provocante sans dominer. Elle peut citer l’Art Déco, emprunter au néoclassique, flirter avec l’organique ou le brutaliste — tout en restant un accent, une ponctuation dans un intérieur.

C’est un terrain de jeu idéal pour qui aime le design mais refuse le mobilier-signature à cinq chiffres. Un espace où l’on peut exprimer une vision forte sans imposer une révolution décorative complète.

S’adapter à ce qui existe déjà

Il y a une approche du design qui nous inspire particulièrement : celle qui part de l’existant plutôt que de la page blanche.

Superfront et Plum l’ont brillamment démontré avec les façades de meubles. Leur intuition : des millions de personnes possèdent des caissons IKEA. Ces structures sont solides, modulables, économiques. Ce qui leur manque souvent, c’est une personnalité. Plutôt que de convaincre ces gens de tout jeter pour racheter du mobilier design, pourquoi ne pas leur proposer de transformer ce qu’ils ont déjà ?

Cette philosophie nous parle profondément. Elle est économiquement intelligente, écologiquement sensée, et créativement stimulante. Elle reconnaît une réalité : la plupart des intérieurs ne sont pas des pages blanches. Ils sont faits d’accumulations, d’héritages, de compromis, de meubles qu’on garde parce qu’ils fonctionnent encore.

La poignée est le levier parfait pour cette approche. Changer les poignées d’une cuisine IKEA, d’une commode chinée, d’un meuble de famille qu’on n’ose pas jeter — c’est un geste simple, réversible, abordable. Et pourtant l’impact visuel peut être radical.

Nous concevons nos pièces avec cette compatibilité en tête. Les entraxes standards, les diamètres de perçage courants, les épaisseurs de façade habituelles : nous travaillons avec ces contraintes, pas contre elles. L’objectif est que nos poignées puissent s’installer sur le plus grand nombre de meubles existants, sans modification, sans bricolage complexe.

Transformer plutôt que remplacer. Personnaliser plutôt que standardiser. Offrir du caractère sans exiger de tout repenser.

C’est notre manière de démocratiser le design : non pas en baissant les prix jusqu’à l’indigence créative, mais en proposant des pièces fortes qui s’intègrent dans la vie telle qu’elle est.

Quelques boutons et poignées réalisées par Holdon Paris
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